La Résistance dans le Vercors

--> texte rédigé par Julien pour le dossier de presse :

 

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1940 : le temps des premiers refuges

 

Après la signature de l’armistice, le 22 juin, les Allemands sont arrêtés à la cluse de Voreppe. Ils n’entrent pas dans le Vercors. Des réfugiés, fuyant la zone occupée, cherchent un refuge derrière les falaises du massif. Le lycée polonais Cyprian-Norwid s’installe à Villard-de-Lans. Une résistance informelle se manifeste dès le 18 juin.

 

 1941-1942 : les prémices de l’organisation

 

Des personnes, voire de petites équipes, cherchent à s’organiser clandestinement, marquant l’ébauche de formes de résistance à l’envahisseur, comme à Villard-de-Lans, Grenoble ou encore Romans.

- Le 6 avril 1942, des contacts entre les noyaux de Villard-de-Lans et Grenoble s’établissent dans la discrétion.

- Novembre 1942- septembre 1943 : les Italiens occupent la zone alpine à l’est du Rhône.

- Le 11 novembre 1942 : les Allemands envahissent la zone libre ; les Italiens sont refoulés chez eux.

- Décembre 1942 : Pierre Dalloz imagine un rôle stratégique pour le Vercors, en appui d’un débarquement allié sur les côtes de Provence. Ultérieurement, ce projet recevra l’assentiment d’Yves Farge, de Jean Moulin et du général Delestraint. Il sera approuvé par les services de la France Libre.


 1943 : le temps du maquis

 

- Janvier : installation du premier camp à Ambel dans la Drôme.

- Février 1943 : instauration du Service du Travail Obligatoire (STO).

- Mars-avril : constitution du premier comité de combat et création de nombreux camps.

- Mai-juin-juillet : arrestations d’Aimé Pupin, premier chef civil, du général Delestraint et de Jean Moulin.

- Fin juin : constitution du deuxième comité de combat.

- 10 et 11 août : réunion des dirigeants de la Résistance du Vercors à D’Arbounouse.

- 13 novembre : premier parachutage d’armes

 

De janvier à juin 1944, les événements s’accélèrent

 

- La milice et les Allemands effectuent des raids et des coups de boutoir sur le Vercors.

- Le Vercors reçoit des parachutages d’armes.

- La gouvernance du Vercors évolue : Eugène Chavant en est le responsable civil depuis décembre 1943. Le 4 janvier, Narcisse Geyer devient le responsable militaire. Fin mai, Descour désigne François Huet pour remplacer Narcisse Geyer.

 

Eté 1944 : le temps des combats

 

- Le 9 juin, le Vercors se mobilise ; ses accès sont verrouillés.

- Fin juin-début juillet, les services secrets d’Alger et de Londres parachutent des commandos légers.

- Les 13 et 15 juin, les Allemands occupent Saint-Nizier-du-Moucherotte.

- 3 juillet, proclamation de la République en Vercors.

- Les 12, 13 et 14 juillet, les Allemands bombardent la Chapelle-en-Vercors et Vassieux-en-Vercors en réaction à d’importants parachutages de jour.

- À partir du 21 juillet, les Allemands donnent l’assaut au Vercors et ratissent le massif.

- Le 23 juillet, F. Huet donne l’ordre de dispersion aux unités du maquis.

- Début août, l’ennemi quitte le plateau ; la Résistance se réorganise pour harceler les troupes allemandes.