Exterminé en France, le loup n’a jamais disparu d’Italie (Abruzzes et nord de l’Italie). L’expansion de la forêt, l’augmentation des ongulés, la déprise agricole, son statut d’espèce protégée ont été autant de facteurs favorables à l’augmentation de ses effectifs et à l’exploration de nouveaux territoires. Officiellement observés en 1992 dans le Mercantour en France, les premiers indices de présence du loup dans le Vercors sont relevés en 1996.
Après les premières prédations de 1996-1997, la présence du loup dans le Vercors est certifiée en 1998 par analyse génétique d’un excrément et est confirmée au cours des années suivantes par des observations visuelles, des manifestations sonores, des suivis de piste, des constats de prédation tant sur la faune sauvage que domestique et d’autres analyses d’excrément.
En 2003, l’estimation de la population de loups sur l’ensemble du territoire du Vercors serait de 4 à 5 individus en deux meutes pouvant se regrouper (communication préfectorale 26-38).
En 2004, confirmation de l’extrême mobilité des jeunes loups en phase de dispersion, suite au suivi en Italie d’un jeune loup équipé d’un collier GPS/GSM récupéré par le Gouvernement provincial de Parme après percussion par un véhicule. Celui-ci a parcouru 20 à 40 kms par jour, traversant à plusieurs reprises routes et autoroutes, les aires vitales d’autres meutes de loups.
En 2005, confirmation génétique de 2 zones de présence permanente (ZPP) du loup en Vercors, l’une à l’Est à cheval sur Isère et Drôme, sur les Hauts Plateaux , avec 3 à 4 individus au minimum, et l’autre plus à l’ouest en Drôme avec 2 à 3 individus au minimum. L’application du protocole « hurlements provoqués » en période estivale a permis de détecter la présence de jeunes, donc de reproduction dans le Vercors.
Rappel du rôle et de la position du Parc
- Bien que la gestion du loup ne soit pas de sa compétence, le Parc s’est positionné comme médiateur et a accompagné les éleveurs face à ce problème. De nombreuses
concertations et réunions ont été organisées.
- Le Parc a complété les aides financières de l’Etat aux éleveurs (24 000 € en 2003,
30 000 € en 2005) pour mettre en place des mesures de prévention et de protection
des troupeaux contre les attaques de loups.
- Le Parc a placé au centre de ses préoccupations la protection de la biodiversité et
le développement d’une agriculture durable et de qualité indispensable au
maintien d’une vie économique et sociale sur son territoire et à l’entretien des
espaces et des paysages. |