Architecture traditionnelle du Vercors Drômois

C’est une architecture de type montagnard qui a subi de profonds changements depuis moins de cent ans. Elle a également beaucoup souffert lors de la seconde guerre mondiale : de nombreux bâtiments ont dû être reconstruits et possèdent une allure caractéristique.

 

L’architecture la plus ancienne est apparentée à celle du secteur des 4 Montagnes (toits pentus descendant bas, pignons lauzés). Il n’en reste plus que de rares exemples. La quasi totalité des fermes a été modifiée depuis la fin du XIXème siècle et après la seconde guerre mondiale, sous l’influence du Diois et en raison de l’évolution des structures agricoles (augmentation du cheptel bovin).

 

Le regroupement des maisons

Les bâtiments se groupent en un gros bourg principal et des séries de hameaux. Très peu de maisons isolées.

 

L’implantation

  • elle recherche le soleil, l’abri du vent, une bonne situation par rapport aux terres agricoles en se mettant plutôt à flanc de vallée, sur des pentes moyennes.
  • le faîtage est souvent perpendiculaire aux courbes de niveau. Le long pan est en général orienté au sud, ainsi que les ouvertures.

Le volume

  • Il est simple et massif, sur plan rectangulaire, assez allongé. En général, il comporte un rez-de -chaussée, un étage et des combles.
  • l’habitation et l’exploitation agricole sont sous le même toit.

Les toitures :

- elles sont à deux pentes.

 

- initialement, elles étaient à 100% environ d’inclinaison. Elles ont été modifiées : les murs ont été légèrement surélevés, et les pentes adoucies, 45% de manière à gagner du volume pour l’habitation et le stockage du foin.

 

- initialement les toitures étaient couvertes de chaume : lors des transformations, c’est la tuile canal ou mécanique fabriquée autrefois à La-Chapelle-en-Vercors, St-Julien ou St-Martin en Vercors qui a été utilisée.

 

Les murs :

Ils sont réalisés en pierre généralement enduite autrefois ; aujourd’hui, la pierre est très souvent apparente. Très peu de bois en façade.

 

Les ouvertures :

  • Elles sont assez rares, plus hautes que larges, disposées de manière irrégulière (sauf dans les maisons construites après la guerre). Les accès sont presque toujours au sud, sur un long pan.
  • L’accès aux granges par des montoirs résulte en général de la transformation de la toiture et de l’agrandissement de l’étable.

Détails :

  • les pignons lauzés ont été supprimés lors des transformations
  • certains fours à pain en saillie sur pignon ont été conservés
  • les lauzes soutenant les passées de toitures ont été trop souvent remplacées par des génoises.