L'architecture traditionnelle du Trièves

Le groupement de maisons :

Les maisons sont groupées en gros villages et en hameaux aux rues assez étroites, qui ont conservé beaucoup de caractère.

Il existe également quelques maisons isolées. Chaque hameau avait son four à pain et sa source.

L’implantation :

On recherche l’abri du vent et l’exposition au soleil.

Les faîtages sont plutôt disposés perpendiculairement aux courbes de niveaux.

Les volumes :

Ce sont des rectangles simples assez allongés.

Les toitures :

Initialement, elles étaient à 2 pentes très fortes, 100 à 120%, couvertes en chaume de seigle.

A partir de 1880, suivant les possibilités financières des gens, est apparue la tuile écaille, à la tonalité spécifique, cuite dans la région. En même temps, la toiture a été modifiée (pour des raisons esthétiques ?) avec la création de croupes ou de demi-croupes en visière sur les deux pignons. De même ont été introduites les génoises par les compagnons bâtisseurs venus du midi.

La tuile écaille nécessite des pentes fortes.

Les murs :

Ils sont en pierres grossièrement taillées.

Le crépis, de couleur gris-beige s’arrête souvent à 2.50m de hauteur.

Le bois est utilisé en bardage vertical, en pignon, du côté de la porte de grange pour éclairer et ventiler (planches non jointives).

Les ouvertures :

Elles sont plus hautes que larges, disposées sans soucis de régularité.Les accès se font au sud.

 

Détails :

Les génoises :

corniche composée de tuiles superposées.

Le “montoir” :

c’est une rampe qui sert à faire accéder les chars à l’intérieur de la grange. Les montoirs ont généralement été rajoutés lors des modifications de toitures et de surélévation de murs qui donnaient un volume plus important à la grange.

Les lucarnes : les grandes lucarnes du Trièves étaient utilisées pour monter le foin sous le toit quand il n’existait pas de montoir.

Les voûtes d’étable avaient des plafonds en bois qui ont été remplacés suivant les moyens financiers disponibles par des voûtes en pierre qui assuraientt une meilleure protection du bétail en cas d’incendie.