L'architecture dans le Diois et la Gervanne

Le groupement des maisons

La majorité des maisons sont groupées en hameaux compacts aux ruelles étroites. Les maisons isolées sont rares en dehors des fermes.

L’implantation des hameaux résulte d’une recherche du soleil et de l’abri du vent. Elle se fait plutôt en fond de vallée que sur les flancs.

Die et Chatillon sont des petits centres urbains autour desquels se sont récemment développées des zones semi-urbaines de lotissements et de pavillons individuels.

 

L’implantation :

On recherche l’abri du vent et l’exposition au soleil.

Les pentes souvent fortes du terrain entraine des implantation avec le faitage parallèle aux courbes de niveau.

Les bâtiments d’habitation et d’exploitation sont soit superposés, soit juxtaposés, soit séparés, selon les conditions locales.

 

Les volumes :

Le volume de base est simple : un parallélépipède rectangle plutôt allongé, avec le pignon sur le petit côté. A ce volume de base ont souvent été rajoutés par la suite des volumes annexes.

 

Les toitures :

Le climat sec, le manque de grand bois de charpente, la présence d’argile ont imposé l’utilisation de la tuile romaine (dite canal ou tige de botte) non fixée, posée sur voligeage, avec des pentes de toiture faibles (25% à 35%). Les pans de toitures sont étroits dans le sens de la pente.

Les toits sont généralement à 2 pans. On en trouve également à un pan (notamment pour des bergeries) ou à 4 pans pour de très grosses maisons de notables qui avaient au moins 2 étages.

 

Les murs :

Réalisés en pierre du Pays.

 

Les ouvertures :

Elles sont plus hautes que larges et disposées de manière irrégulières du côté le mieux exposé au soleil et à l’abri du vent. Peu d’ouverture en pignon, plutôt sur les longs pans.

 

Les détails :

Les génoises :

Elles servaient à tenir la passée de toiture et protéger les murs de la pluie.

Elles sont peu fréquentes en pignon.

Le nombre de rangs de la génoise était fonction de la hauteur du bâtiment et de la richesse du propriétaire.

Les cheminées : La protection de la tête était réalisée avec des tuiles canal.

 

Les voûtes :

on les réalisait notamment pour éviter les risques d’incendie et à cause du manque de bois.

 

Les pontis :

escalier reposant sur une voûte pour accéder à l’étage. Le palier supérieur était souvent une terrasse couverte assez vaste.

 

Les crépis :

de nombreuses maisons sont crépis avec des enduis gris beige ou gris rose. Pas de tons violents. La pierre peut aussi être laissée apparente.